Faire entrer la donnée
Un chiffre sans ses coordonnées n'est pas une donnée.
Vous déposez une facture, un relevé, un rapport. Le moteur en sort des propositions de valeurs avec leur unité, leur période et leur source, et pour tout chiffre issu d'un tableau, l'en-tête de ligne, l'en-tête de colonne et la page. Vous validez, et c'est seulement là que la valeur entre dans vos données.
Contenu vérifié le 11 septembre 2026
Le problème que ce module résout, et il n'est pas celui qu'on annonce
Ce qui coûte cher dans un reporting de durabilité n'est pas la rédaction, c'est la collecte : retrouver la facture, lire le bon chiffre, noter l'unité, se souvenir de la période, et recommencer l'année suivante en espérant que la personne qui avait fait le travail est encore là. Une automatisation de cette étape vaut donc quelque chose, à une condition : qu'elle ne remplace pas un travail lent par un travail rapide et faux.
Une cellule de tableau lue sans sa colonne perd son sens. C'est une cause racine unique, et elle produit à elle seule une famille entière d'erreurs : la consommation d'une division publiée comme celle du groupe, un pourcentage de tableau promu en indicateur, une ligne d'exercice confondue avec un total.
La collecte de ce produit rend donc des coordonnées avec chaque chiffre, et refuse de promouvoir en valeur d'entreprise ce qui porte un en-tête de segment. C'est une contrainte, elle fait baisser le nombre de valeurs extraites automatiquement, et c'est exactement ce qu'il faut faire.
Ce que porte une proposition
La valeur
Le nombre tel qu'il figure dans le document, sans arrondi de confort et sans reformatage silencieux. Un séparateur de milliers mal placé ou une virgule décimale ambiguë est signalé plutôt que deviné.
L'unité déclarée
Celle du document, pas celle qui nous arrangerait. Une valeur dont la conversion vers l'unité canonique n'est pas triviale reste une proposition signalée : elle ne peut pas être acceptée d'un clic tant que la conversion n'est pas tranchée par une personne.
La période de mesure
Les dates de début et de fin couvertes par la pièce. Une facture qui chevauche deux exercices est une facture à deux périodes, et le produit préfère le dire que de la ranger dans l'exercice le plus proche.
La pièce source
Le document déposé, versionné dans le coffre avec son empreinte SHA-256 au moment du dépôt. C'est cette version-là qui devient la preuve rattachée si la proposition est validée.
Les coordonnées dans la pièce
Pour une valeur issue d'un tableau : l'en-tête de ligne, l'en-tête de colonne et la page. C'est ce qui permet de rejouer la lecture, et c'est ce qui permet de refuser une lecture fausse.
La chaîne, dans l'ordre
Le document entre dans le coffre avant d'être lu
Le fichier est enregistré en version datée et empreinte avant toute extraction. L'ordre compte : si la lecture se trompe, la pièce d'origine est toujours là, intacte, et la lecture se rejoue. Une chaîne qui lirait d'abord et conserverait ensuite perdrait la seule chose qui permet de contester le résultat.
Le texte et les tableaux sont extraits séparément
L'extraction de texte est locale, sans service externe, sur PDF, DOCX et XLSX. Les tableaux sont extraits à part, avec leurs en-têtes, parce qu'un tableau aplati en phrases perd exactement l'information qui donne son sens à chaque cellule.
Des règles fixes produisent des propositions
La détection du type de document et la lecture des grandeurs passent par des règles déterministes. Mêmes entrées, mêmes sorties : deux passages sur la même facture rendent la même proposition, aujourd'hui et dans deux ans.
Vous validez, refusez ou corrigez, ligne par ligne
Rien n'est écrit dans vos données avant cette étape. À la validation, la version du document est promue en preuve, la valeur est écrite au point d'écriture unique, et le lien preuve vers donnée est posé dans le graphe de traçabilité.
L'extraction de texte est locale, sans conversion par un service tiers. Le document ne quitte pas l'hébergement européen du produit pour être lu.
Ce que la collecte refuse de faire
Publier une cellule de segment comme un total
Une valeur dont l'en-tête de colonne désigne une division, une marque ou un pays n'est pas la valeur du groupe. Le moteur lit cet en-tête et refuse la promotion. C'est la règle qui évite de présenter à un donneur d'ordre la consommation d'eau d'une seule branche comme celle de l'entreprise entière.
Convertir une unité sans qu'on le lui demande
Une valeur exprimée dans une unité dont la conversion n'est pas triviale reste signalée. Le produit ne choisit pas à votre place entre un pouvoir calorifique supérieur et inférieur, ni entre deux définitions de mètre cube.
Combler un trou
Une donnée absente reste absente. Aucune moyenne sectorielle, aucune extrapolation de l'exercice précédent, aucune valeur d'accueil. Un trou visible se traite ; un trou comblé se découvre le jour de la vérification.
Écrire sans validation
L'extraction produit des propositions, jamais des écritures. La personne qui valide est identifiée, la validation est datée, et elle figure au journal d'audit. C'est ce qui rend la donnée opposable plutôt que seulement présente.
Résultat indicatif. Il ne remplace pas un audit par un commissaire aux comptes agréé : il fournit le dossier sur lequel cet audit peut s'appuyer.
Les formats lus, et ce qu'on en tire
| Format | Niveau de lecture | Ce qu'il faut savoir |
|---|---|---|
| Texte et tableaux | Les tableaux sortent avec leurs en-têtes de ligne et de colonne et leur page. Un PDF composé d'images scannées est lu par reconnaissance de caractères, avec la perte de fiabilité que cela implique, et la page le signale. | |
| DOCX | Texte et tableaux | Les tableaux du traitement de texte conservent leur structure de cellules. |
| XLSX | Cellules | Chaque cellule porte déjà ses coordonnées natives, ce qui en fait le format le plus fiable pour une donnée chiffrée. Pour un fichier construit pour l'occasion, l'import structuré est un chemin plus direct. |
Sur un document sans tableau exploitable, la lecture tabulaire ne rend rien et ne signale rien : le texte reste lu normalement, et aucune coordonnée n'est inventée pour faire nombre.
Ces informations décrivent le fonctionnement du produit à la date de vérification indiquée. Elles ne constituent pas un conseil juridique.
Questions fréquentes
Pourquoi ne pas écrire directement les valeurs extraites ?
Parce que la vitesse gagnée coûterait exactement ce que ce produit vend. Une donnée écrite sans qu'une personne l'ait regardée n'a pas de responsable : le jour où un auditeur demande qui répond de ce chiffre, la réponse est « un traitement automatisé », ce qui n'est pas une réponse. La validation humaine attache un nom et une date à chaque valeur, et c'est ce qui la rend défendable. La contrepartie est assumée : la collecte ne supprime pas le travail de validation, elle supprime la ressaisie.
Que se passe-t-il si l'extraction se trompe ?
Elle se corrige à la proposition, avant toute écriture, et la pièce source reste disponible pour rejouer la lecture. C'est la raison pour laquelle le document entre dans le coffre avant d'être lu et non l'inverse. Si l'erreur n'est vue qu'après validation, la correction ajoute une version datée et motivée au journal en ajout seul : l'ancienne valeur n'est pas écrasée, elle est datée et remplacée, et les deux restent lisibles.
Les documents déposés pour extraction sont-ils conservés ?
Les rapports téléversés pour analyse sont conservés trente jours après l'analyse, avec leur empreinte, puis supprimés. Les justificatifs que vous déposez volontairement dans votre coffre de preuves restent dans votre espace jusqu'à ce que vous les supprimiez, parce qu'ils constituent un dossier auditable que vous devez pouvoir produire des années plus tard. Le détail par catégorie de donnée est publié sur la page des durées de conservation.
Mes documents servent-ils à entraîner un modèle ?
Non. Vos documents servent à produire vos propositions, et à rien d'autre. Aucune revente de données, aucun réemploi pour un tiers. La page sur la transparence du traitement automatisé détaille ce qui est traité, où, et par quel prestataire.
Faut-il un format de fichier particulier ?
Non pour la collecte documentaire : vous déposez la pièce telle que vous l'avez reçue, facture, relevé, attestation ou rapport. Un modèle de fichier à remplir existe, mais il relève de l'import structuré, qui est un autre chemin, plus direct quand la donnée est déjà tabulée et sous votre main.
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